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Votre nom de domaine doit être à votre nom

C’est l’élément le moins cher de tout votre dispositif en ligne — une douzaine d’euros par an — et celui qui décide de tout le jour où ça se passe mal.

Le scénario est banal. Une entreprise veut changer de prestataire. Elle découvre que le nom de domaine a été enregistré au nom de l’agence. Le site peut être reconstruit ailleurs, mais l’adresse ne suit pas. Et avec elle partent le référencement accumulé, les emails, et tout ce qui est imprimé sur les cartes de visite et les devis.

Ce que vous perdez vraiment

Ce n’est pas le domaine qui a de la valeur. C’est ce qui s’y est accroché.

Le référencement. Des années d’ancienneté et de positions gagnées. Un nouveau domaine repart à zéro : trois à six mois avant de retrouver une visibilité comparable, dans le meilleur des cas.

Les emails. contact@votre-entreprise.fr cesse de fonctionner. Tout ce qui vous est écrit à cette adresse disparaît, et vous ne saurez jamais ce que vous avez manqué.

Ce qui est imprimé. Camion, devis, factures, enseigne, cartes. Ça se refait, mais ça se paie.

Les liens existants. Annuaires, partenaires, articles de presse locale, fiche Google Business : tout pointe vers une adresse qui n’est plus la vôtre.

Comment vérifier, maintenant

C’est public et ça prend une minute. Cherchez « whois » suivi de votre nom de domaine, ou passez par le site de l’Afnic pour un .fr.

Regardez le champ titulaire (registrant). C’est le seul qui compte.

  • Votre nom ou celui de votre société → tout va bien.
  • Le nom de votre agence ou de votre prestataire → c’est à régler.
  • Des données masquées → normal pour un particulier, la protection des données personnelles est active par défaut. Demandez alors une confirmation écrite à votre prestataire.

Attention à ne pas confondre trois rôles : le titulaire est le propriétaire, le contact administratif gère les démarches, le bureau d’enregistrement est la société chez qui c’est déposé. Seul le premier compte juridiquement.

Ce qu’il faut savoir si c’est mal enregistré

Un point de droit rassurant, et trop peu connu.

Si votre raison sociale ou votre marque figure dans le nom de domaine, vous avez un droit antérieur. L’Afnic dispose d’une procédure de règlement des litiges, SYRELI, qui permet d’obtenir le transfert d’un .fr sans passer par un tribunal. Le coût est de l’ordre de 250 € HT et la décision tombe en deux mois environ.

Autrement dit : un prestataire qui garderait votre domaine « en otage » perd généralement, et perd sa réputation avec — ce qui, sur des commerces locaux qui se parlent, coûte bien plus cher que le domaine.

Mais deux mois sans site, c’est deux mois d’appels perdus. Mieux vaut ne pas en arriver là.

Notre façon de faire, et pourquoi

Nous enregistrons le domaine sur notre compte, avec vous déclaré titulaire dès l’enregistrement. Vous êtes légalement propriétaire, nous gardons la main technique, vous n’avez rien à administrer.

Pourquoi pas l’inverse — vous laisser l’acheter vous-même ? Parce que l’expérience montre ce qui se passe : on se fait vendre à la caisse un hébergement et une boîte mail dont on n’a pas besoin, on se trompe d’extension, ou on s’inscrit avec une adresse email qu’on ne relève pas. Ce dernier point est le plus dangereux : l’ICANN impose une vérification par email, et un domaine non vérifié sous quinze jours est suspendu.

Le titulaire se renseigne à la création, jamais après : un changement de contact déclenche un verrou de transfert de soixante jours.

Et si vous possédez déjà votre domaine, on n’y touche pas. On fait pointer les serveurs de noms, c’est tout.

Les trois questions à poser à n’importe quel prestataire

  1. « Qui est titulaire du domaine ? » La seule bonne réponse : vous.
  2. « Si je pars, comment se passe le transfert ? » Un prestataire sérieux répond « sur simple demande, sans frais », et l’écrit au contrat.
  3. « Qui paie le renouvellement, et que se passe-t-il si c’est oublié ? » Un domaine expiré est récupérable pendant une période de grâce, puis revendu. Un site qui disparaît un matin, c’est presque toujours ça.

Une clause de réversibilité écrite ne coûte rien à une agence honnête. Le refus d’en mettre une est l’information que vous cherchiez. Elle fait partie des points à éclaircir avant de signer, au même titre que ce que recouvre le prix annoncé.

Pourquoi nous en faisons un argument

Parce que ça se vend : votre domaine vous appartient, si vous partez vous partez avec votre adresse, votre référencement et vos emails.

Une agence qui garde les domaines a un client captif. Nous préférons un client qui reste parce qu’il en a envie — c’est plus exigeant pour nous, et c’est le seul arrangement tenable dans la durée.

Ce sujet fait partie de ce qu'on prend en charge. Voir nos forfaits, ou demandez votre maquette gratuite.